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Le Cairn de Gavrinis numérisé en 3D

Article Sciences Ouest

http://www.espace-sciences.org/sciences-ouest/312/actualite/le-cairn-de-gavrinis-numerise-en-3d

Grâce à la numérisation en 3D des gravures du site mégalithique de Gavrinis, les chercheurs espèrent découvrir son origine, encore mystérieuse.

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Les chercheurs font parler les pierres de Gavrinis

http://www.carnac.info/les-chercheurs-font-parler-les-pierres-de-gavrinis.html

Gavrinis est un petit îlot du golfe du Morbihan. On y trouve une tombe couloir édifiée au début du IVemillénaire avant JC qui possède des pierres magnifiquement gravées. Entrelacs, haches, crosses, chevron… Sur les 29 pierres qui composent le dolmen, 23 sont ornées de ces motifs. « Un travail d’artiste », soulignent les archéologues.

Comment ont été faits ces décors ? La question reste entière. Scanner, appareil laser, graphologie, reconstitutions en 3D… Les chercheurs travaillent avec des outils d’aujourd’hui. Des dessins gravés dans la pierre, invisibles à l’oeil nu, effacés par le temps, ont ainsi pu être révélés.

Découverte très récente : des dessins représentant des bateaux avec des équipages. Pour Serge Cassen, chercheur au CNRS de Nantes, les motifs concentriques pourraient symboliser le tumulte des eaux du golfe du Morbihan. « On est à côté du courant de la Jument, le plus violent d’Europe », rappelle le chercheur. C’est à lui et à Laurent Lescop, de l’Ensa de Nantes, que l’on doit le projet de reconstruction numérique du site.

Expérimentation

L’an dernier, les chercheurs ont utilisé des pirogues pour comprendre comment ces pierres, provenant d’au moins cinq sites différents, ont été transportées jusque-là. Cette année, une autre expérimentation démarre, pour tenter de retrouver les procédés de gravure des hommes du néolithique. Le public peut assister à ces expérimentations. « On se rend déjà compte que ce sont des milliers d’heures de travail. »

Il faut d’abord préparer la pierre, constatent les archéologues. « On doit enlever 2 à 3 cm de couche pour éviter l’effritement de la pierre, l’aplanir, avant de pouvoir entreprendre une gravure de précision. Il nous faut aussi retrouver les outils et le coup de main qui ont permis de faire un travail aussi régulier. »

Une fois achevée, cette pierre, inspirée d’une de celles du cairn, sera exposée au musée de Carnac. Et déjà, le projet est, à terme, la reconstitution du monument d’origine.

Informations et visites sur www.sagemor.com/gavrinis.html

Infos http://www.redon.maville.com/actu/actudet_-Les-chercheurs-font-parler-les-pierres-de-Gavrinis_une-2346677_actu.Htm

Gavrinis- signes et nuages

Après la conférence de Serge CASSEN

http://amisdumusee-carnac.blogspot.fr/2013/07/gavrinis-signes-et-nuages.html

La conférence a porté sur quelques acquis obtenus de plusieurs techniques d’enregistrements menées ces dernières années sur les dalles gravées de la tombe à couloir de Gavrinis (Larmor-Baden, Morbihan), mais également sur son enveloppe pierreuse telle que l’a modifiée la restauration moderne du monument.

Lasergrammétrie et photogrammétrie permettent de naviguer au sein de nuages de points référencés dans un espace donné. Ces points informent des surfaces, puis génèrent des volumes, en images fixes ou animées. Les fameuses gravures de la tombe peuvent alors être revues et corrigées dans la morphologie du support, puis comprises dans la chronologie de leur réalisation grâce aux photographies compilées sous éclairages tournants.

Tout devient plus précis mais aussi plus complexe, chaque dalle décorée devient un monde en soi. Pourtant, nous ne sommes pas encore au stade d’une interprétation des signes, de l’intervalle entre les signes, de l’intervalle entre les supports : le but ultime de ce programme…

Serge CASSEN, CNRS, Laboratoire de recherches archéologiques (LARA), Université de Nantes, 44312 Nantes
Laurent LESCOP, Ecole nationale supérieure d’architecture de Nantes, laboratoire GERSA, 6 quai François Mitterrand, 44262 Nantes
Valentin GRIMAUD, Doctorant LARA et GERSA 

Vous pourrez retrouver les grands thèmes de la conférence de Serge Cassen par la consultation des sites liés suivant :   (Merci à  S.Cassen pour son autorisation de publication)
–  Le projet  de numérisation lire ici
– La mise en place du projet et l’équipe opérationnelle lire ici
– Le scan des dalles de Gavrinis pour obtenir la première modélisation 3D en vue de réaliser dans le futur une visite virtuelle du monument   voir ici
– Une première approche de ce que pourra être la visite virtuelle du monument. voir ici
– Un résumé de la recherche actuelle  voir ici

TRAVAUX EN COURS SUR GAVRINIS
(Un click sur les images pour les agrandir)

Planche obtenue par
les techniques de numérisation.
‘(copyright LARA)

Quand on visite le magnifique cairn de Gavrinis, on est surpris par la richesse et la complexité des gravures du monument. Beaucoup de questions se posent alors sur les motivations des auteurs de ce travail considérable. Pour tenter d’y répondre, un programme d’archéologie expérimentale a été initié par le Musée de Préhistoire de Carnac, en partenariat avec le Conseil général (Gavrinis/Sagemor-Compagnie Ports du Morbihan) et sous l’autorité scientifique du Laboratoire de Recherches Archéologiques de l’Université de Nantes (Serge Cassen, Marie Vourc’h) Cette démarche s’inscrit dans la complémentarité du programme de numérisation de l’équipe de Serge Cassen résumée précédemment.

Le calque de la planche est reporté
sur la dalle pour reproduire les
zones dans lesquelles seront
réalisés les dessins.
(copyright Musée de Carnac)

Cyrille Chaigneau, archéologue préhistorien et médiateur scientifique au Musée de Préhistoire de Carnac et Marie Vourc’h, docteur en préhistoire, une des rares spécialistes des technologies de gravure pré et protohistoriques s’emploient à retrouver le savoir-faire et la méthode de ces graveurs du Néolithique, et surtout de comprendre leur motivation, de mesurer les difficultés, de s’approcher de leur créativité, en reproduisant à l’identique une des stèles originales du monument, la dalle L6.

Obtention des zones de gravures
(copyright Musée de Carnac)

Pour cela, ils ont préparé depuis début avril, grâce à différentes techniques de piquetage et percussion, une dalle expérimentale en granit fin, dit de Carnac, Sur cette surface assainie et aplanie, ils ont commencé le mercredi 10 juillet à dérouler les différentes étapes du travail du graveur néolithique, déterminées par les relevés lasergrammétriques, photogramétriques et en lumière rasante de l’équipe de Serge Cassen, commençant par définir la géométrie des zones à l’intérieur desquelles vont être gravé les différentes figures, les différentes entités sémiotiques de la stèle originale, Tous ces travaux seront effectués avec des reconstitutions la plus probable des outils utilisés à l’origine.

Les zones tracées telles que les définissaient les artistes
du néolithique où seront gravés les signes et dessins
.(copyright Musée de Carnac)

et les toutes premières reproductions des dessins.
(copyright Musée de Carnac)

Si vous voulez assister aux expérimentations de Cyrille Chaigneau et Marie Vourc’h ainsi que le montre cette photo, rendez-vous tous les mercredis sur l’île de Gavrinis jusqu’à fin septembre (sauf les 2 premiers mercredis de septembre)